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« Convertissez-vous…. »


Au coeur de la liturgie de ce dimanche, a encore retenti pour nous, cette voix du Christ : « Convertissez-vous…. ».
En effet, au moment où les portes de la prison se refermaient sur la voix de Jean-Baptiste et que son rôle de précurseur est brutalement interrompu par Hérode, Jésus va inaugurer sa mission sur les rives de Galilée.
Autour de lui, se pressent les foules avides de Dieu et assoiffées de vérité. Chacun porte vers Lui le poids de ses doutes, ses misères et ses interrogations. La tâche est débordante comme est immense la passion qu’il éprouve pour ce peuple sans berger. Mais où commencer ? A quoi faut-il accorder la première place ? D’après, l’Évangéliste Matthieu, Jésus fixe deux priorités : il prêche un message de conversion et choisit ses disciples.
1e Message : Jésus invite à la conversion : « Convertissez- vous car le
Royaume des cieux est tout proche »

La démarche qu’il proposait à ses contemporains et qui reste d’actualité aujourd’hui aussi bien pour les chrétiens qu’aux hommes et femmes de bonne volonté était de « se repentir et de revenir vers Dieu ». Cette conversion, doit commencer dans l’esprit par le repentir et l’adoption de nouvelles valeurs. Elle doit se traduire ensuite dans des actes concrets.
2e Message : Jésus choisit ses disciples et les envoie pour être témoins.
Au-delà des disciples aujourd’hui, Jésus appelle tous les hommes et femmes (y compris toi et moi) à travailler avec Lui au salut du monde ; à être témoins de lavérité, des messagers de l’amour et des artisans de la paix. Il nous appelle surtout nous chrétiens, à révéler au monde la vérité sur Dieu et la vérité sur l’homme. Sans complexe ni vanité, nous devons aider les autres à trouver une réponse aux milliers des questions qu’ils se posent, parfois avec anxiété. Et pour ce faire, il va falloir que nous-mêmes, soyons d’abord convaincus dans nos professions de foi pour être convaincants en actes et en paroles. Cela appelle à des renoncements : ce que je me permets d’appeler le « tout quitter ». Car il ne suffit pas donc de quitter le monde pour suivre le Christ ; il faut encore se quitter soi-même ; quitter son ego  ; abandonner sa liberté dans les vouloirs de Dieu. Cela requiert alors beaucoup plus de courage et d’abnégation.
Redevenons le peuple que la main de Dieu conduit et marchons dans la lumière à la suite de Jésus-Christ.
Bon dimanche

P. René TCHALAGASSOU