Transfiguration


En ce deuxième Dimanche de Carême, nous sommes invités à monter sur la montagne,
Celle-là même où Jésus a été transfiguré. Par le moyen de l’Écriture, qui devient Parole de Dieu dans l’Esprit Saint, nous pouvons devenir, nous aussi, les témoins de ce mystère.
Dès le commencement de sa vie terrestre, la nature humaine de Jésus resplendit de la gloire de Dieu. Or, c’est seulement à trois disciples que Jésus dévoile cette même gloire. Jamais Il ne l’a manifestée dans sa vie publique.
Pourquoi ? Jésus n’a pas voulu imposer sa divinité .
C’est d’ailleurs la seconde tentation du Diable : »Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. » (Mt 4, 6)
Un Dieu qui s’impose par le spectacle ou d’une manière incontestable sera plus craint que cru.
Jésus n’a pas voulu s’imposer de la sorte. Il a parlé et il a fait des miracles, tout en laissant ses auditeurs et ses témoins libres de croire en Lui.
Jésus a toutefois voulu dévoiler sa divinité de manière sensible, visible, en se manifestant comme Lumière du Monde. A vrai dire, on pourrait presque parler d’une transfiguration des sens de Pierre, Jacques et Jean. Comme nous l’avons expliqué, Jésus ne change pas, mais les yeux des disciples furent rendus capables, l’espace de quelques instants, de devenir « témoins oculaires de sa majesté »(2 P 1, 16).
Cela dit, cet excès de lumière n’était pas supportable, et l’intensité était telle qu’ils ont été terrassés
La gloire divine ne peut pas être soutenue en cette vie, même par les saints. On comprend mieux la bienveillance de Dieu qui se voile pour ne pas écraser la créature. Ce n’est que dans le Royaume de Dieu que nous pourrons voir Dieu « tel qu’Il est » (1 Jn 3, 2)
Ce que les disciples ont vu pendant un instant, nous le verrons pour toujours, et cette vision de Jésus en gloire fera notre bonheur pour l’éternité. On comprend l’exclamation de Pierre : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! » (Mt 17, 4).

Père Matthias Amiot

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