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La foi à l’épreuve de la Miséricorde


L’apôtre Thomas dont l’abréviation hébraïque T’M’ signifie jumeaux est bien le frère de chacun. Il nous ressemble parce que nous confondons facilité et vérité. Ne pas croire est plus facile et moins engageant que croire, mais ce n’est pas pour autant le chemin le plus court pour être heureux. C’est une erreur contre soi et ce n’est pas la vérité !
Thomas avait tout simplement, comme nous d’ailleurs, pensé à lui au lieu de commencer d’abord par Dieu. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu ». Il ne croit pas : donc il s’écarte de la Vérité, et donc il se rend malheureux.
Croire en Dieu c’est le chemin le plus court et le plus assuré pour croire en l’Homme. L’inverse déçoit, fait douter et conduit à l’oubli.
Le doute de Thomas, c’est celui de Jacob devant l’Ange, c’est une révolte profonde contre Dieu. Et si nous sommes honnêtes avouons-le, cette révolte est aussi la nôtre ! C’est par nous- même que nous nous rendons malheureux.
Pourquoi ne pas croire ?
En voulons-nous à Dieu ? Lui, l’Absolu Innocent, Lui, notre Créateur, Lui, notre Sauveur ? Ainsi, Dieu se présente et notre foi est éprouvée devant cette Miséricorde de Dieu. Si notre foi ne peut pas naître, les messages de l’Église n’atteignant pas notre coeur ne porteront pas de fruits.
Si nous doutons c’est que nous avons tout simplement inversé l’ordre et commencé par la fin !
Il faut commencer par faire « miséricorde à Dieu » pour ensuite accueillir la sienne !
Que cela veut-il dire ?
Cela veut dire qu’il faut accepter Dieu, se laisser réconcilier avec lui, reconnaître que nous sommes pécheurs, menteurs et dans l’erreur continuelle.
Notre orgueil en prend un coup ?
Faire « miséricorde à Dieu » , c’est Le laisser nous donner en nous son nouveau visage, non pas celui d’un potentat, d’un dieu de terreur, vengeur ou sourd ou qui nous obéit, mais d’un Agneau crucifié dont la Rédemption commence par la genèse et la liberté de notre coeur.
C’est savoir que Dieu n’est pas du Monde mais dans le Monde, non dans l’événement mais à partir de l’événement.
En bref, nous ne croirons que si le Temple s’écroule en nous, comme le Temple des Hébreux exactement lors de la rédaction des Évangiles ! Il a fallu la Croix, la chute du Temple et l’affreuse séparation pour que les verrous du coeur cèdent. C’est grave !
« Faire miséricorde à Dieu », c’est relire le récit de la Passion du Christ et ensuite être comme les humbles disciples d’Emmaüs, découvrant le véritable visage de Dieu.
Tous les doutes en nous tirent leur origine d’une grimace du Mal en révolte contre Dieu. Et Insidieusement nous la transmettons à nos enfants, qui naturellement douteront.
Ensuite , il nous faudra faire lentement miséricorde à nous-même, nous accepter, partir de zéro.
Enfin alors en Paix profonde, nous pourrons seulement la porter à nos frères et soeurs. Ainsi, La Paix de l’Esprit du Christ soufflera par nous comme à la Genèse et comme au matin de Pâques .

Alain Ficheux, diacre

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