À l’improviste


Cette rentrée dans le Temps de l’Avent, à laquelle nous invite l’Église, est une préparation.
Elle précède le Temps de l’Incarnation. Tant de peuples dans l’Antiquité avaient cherché la Sagesse sans la voir et les Hébreux, eux-mêmes, espéraient indéfiniment la venue du Messie sur Terre. Ils s’y préparaient, mais personne ne savait à quel moment ?
Et voici que le Fils incarnant la Promesse arriva un jour du Temps.
Venu à l’improviste, dans un coin perdu de Palestine, d’une femme complètement ignorée, le Christ, silencieusement, préparait l’ultime Alliance en croisant le destin de chacun. Et ce n’est pas tant l’accomplissement du message, mais sa manière voilée qui a fait problème. Vue la gravité de l’Événement – un Dieu fait chair parmi nous –, c’est même plutôt que la plupart n’ait rien vu ou presque et qu’une incompréhension se soit installée.
Il faudra attendre les radicalités comme la mort du Christ, la Pentecôte et le sang des martyrs pour réveiller l’âme endormie des multitudes !
Et c’étaient des spécialistes ! Le paradoxe des prévenus.
Alors, comme tout résonne identiquement dans l’Histoire mais de manière nuancée, serons nous prêts quand Tout arrivera ? On sait que le Christ reviendra mais toujours pas à quel moment ?
On en sait même la modalité : à l’improviste.
C’est-à-dire dans une conjoncture sinon contradictoire, du moins soudaine, inattendue, instantanée, enfin radicale.
C’est étrange, cela parait bien ressembler à notre situation actuelle.
Que ce Temps de l’Avent augmente notre empressement à l’attendre.
Que ce Temps de l’Avent ouvre notre coeur solidaire aux nouvelles pauvretés.

Amen, viens Seigneur Jésus !

Alain Ficheux, diacre

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